Interclubs Ronde 1 : brillants résultats (mais un couac)
Notre rédaction n’ayant pas reçu de demande spécifique, le compte-rendu de cette première ronde d’interclubs sera factuel.
Les deux équipes d’interclubs recevait leur adversaire ce dimanche.
L’équipe de nat. 3 pris l’avantage dès avant le début du match un membre de l’équipe adverse ayant déclaré forfait.
Nomain 0 – EdL 1
L’équipe 1 de échiquier du lac était largement favorite chacun de ses membres étant mieux classé que son adversaire (sauf au premier échiquier où les deux joueurs avaient quasiment le même classement).
En revanche, chaque rencontre des six échiquiers de l’équipe 2 était équilibrée.
En nationale 3, Le plus gros écart de classement se situait au septième échiquier où le capitaine affrontait un jeune joueur ayant plus de quatre cents points Elo de moins que lui. « Mais aux âmes bien nées… » La nulle fut rapidement conclue par une répétition dont chacun des joueurs se satisfaisait mais pour de mauvaises raisons : les noirs pensant à tort qu’éviter l’échec perpétuel donnait un net avantage au blancs ; ceux-ci refusant d’entrer dans une variante avantageuse.
Nomain 0 – EdL 1
Notre président a, comme souvent, renversé une position compromise, jouant longtemps avec un fou blanc enfermé par ses propres pions. Ne profitant pas de son net avantage positionnel, son adversaire a laissé Alain activer ses pièces et revenir dans la partie.
Fatigué par le zeitnot ? Déception d’avoir laissé passer une belle occasion ? Dans cette position les noirs ont joué 41… Rh4?? Au lieu de Rh5
Alain ne laissa pas passer l’occasion : après 42. Txg4+ Rh3 43. Ff5 les noirs sont perdus.
Nomain 0 – EdL 2
Au troisième échiquier Alain V. a profité des hésitations blanches pour prendre rapidement un avantage de développement qu’il a concrétisé par le gain d’un pion. Après quoi, fort de sa technique habituelle, il a converti cet avantage sans laisser le moindre contre-jeu à son adversaire.
Nomain 0 – EdL 3
Olivier R. avait les blancs au sixième échiquier. Il a rapidement gagné de l’espace au centre puis à l’aile roi. Quelques imprécisions de son adversaire lui ont permis de lancé un assaut de pions sur le roi adverse culminant par cette position :
où 31. h6 Dg8 32. g6 permet de conclure quelques coups plus tard.
Nomain 0 – EdL 4
Olivier B. au deuxième échiquier acheva joliment une partie rondement menée, refusant les complications inutiles – et dangereuses – proposées par son adversaire.
faites vous la main.
Nomain 0 – EdL 5
Si la partie d’Alain V. était d’une rare précision, celle de Jean-Marie fut une réelle master class : après avoir dégradé la structure de pion des blancs le vétéran de l’équipe a gagné le pion a adverse grâce à une manœuvre précise. Mais le plus dur restait à faire. Jean-Marie a alors joué, à chaque coup, l’une des trois premières propositions de mon ordinateur ! Le point d’orgue étant la superbe manœuvre d’infiltration du roi noir : 35… Rxg7, 36… Rh6, 39… Rg5, 40… Rf5, 41… Rf4 après laquelle la position blanche s’écroule.
Nomain 0 – EdL 6
Comme indiqué plus haut, la rencontre au premier échiquier était la plus équilibrée. La position le fut aussi longtemps jusqu’à une imprécision d’Antoine qui lui fit perdre un pion. Mais notre ex-président se défendit activement et avec précision. Il transposa bientôt dans une finale de tour avec les pions efgh des blancs contre les pions fgh noirs, finale difficile mais qu’il est souvent possible d’annuler. Son adversaire n’insista pas outre mesure et la nulle fut conclue au soixantième coup.
L’échiquier du lac l’emportait donc sur le score de 6 à 0
Théo, le capitaine de l’équipe 2 étant absent c’est Serge qui le remplaçait.
Au cinquième échiquier, Matteo, par un jeu actif, avait surmonté peu à peu son désavantage du pion perdu dans l’ouverture : ses pièces étaient actives et l’un de ses pions dangereusement avancé en septième rangée. Hélas ! Zeitnot ? Inattention ? Une grosse gaffe l’obligeait à l’abandon.
La partie au premier échiquier a vu l’avantage changer de camp à de nombreuses reprises dans les complications tactiques. Finalement Mokhtar se sauva in extremis en acceptant, contraint et forcé, l’échec perpétuel.
Au sixième échiquier, la partie fut longtemps égale, lorsque Victor, vigilent, tira profit d’une faute adverse. Une nouvelle erreur lui permit d’obtenir un avantage décisif qu’il mena à bien sans difficulté. Pour l’anecdote, chacun des deux adversaires nota sur sa feuille de partie le grand roque des blancs 00-00 au lieu du 0-0-0 habituel.
Anthony, au quatrième échiquier avec les noirs a sacrifié (perdu ?) un pion pour des compensations aléatoires. Mais il a ensuite posé de nombreux problèmes aux blancs pour enfin obtenir une finale de cavaliers très compliquée :
Alors que 49. Re2 ! voire 49. Re1 ou Rf1 permettaient de tenir, les blancs jouèrent le coup perdant 49. Rf3 ? Et après 49… fxe3 ne posèrent pas des problèmes aux noirs en évitant 50. dxc6. En effet, après 50. Rxe3 ? cxd5 51. cxd5 Cd6 52. Rf3 Rg7 les blancs abandonnèrent.
Au deuxième échiquier, Christian a eu longtemps un très léger avantage dû à sa paire de fous. Mais au moment précis où cet avantage disparut, son adversaire fit une faute qui permit à Christian de gagner un pion. Ce fut suffisant pour remporter la partie. Alors que je félicitais Christian, son sympathique adversaire cita Tartakover : « Il a fait l’avant-dernière faute ».
La dernière partie du match fut celle du capitaine par intérim. Après un début solide de part et d’autre, Serge profita d’une erreur pour obtenir un gros avantage (mais en ratant un plus important encore). Son adversaire ne baissa pas les bras. Il posa mille et un pièges à notre ex-président. Attentif, ce dernier les éventa tous avec précaution. Après plus de quatre-vingt coups il put enfin conclure portant le score final à quatre à un.
Hélas ! Un oubli administratif fit que Christian et Victor n’étaient pas à jour de leur licence au début de la rencontre.
Le règlement est sans appel : le joueur concerné et ceux des échiquiers suivants sont déclarés perdants.
Ainsi, une jolie victoire sur l’échiquier s’est transformée en défaite sur le tapis vert.
Mais nul doute que l’équipe saura rebondir lors des rondes suivantes.


