[N2 R5] Il reste de l’espoir.
Même si l’équipe a – de nouveau – perdu sur un score de tennis peu flatteur et même si notre équipe se trouve reléguée à une piteuse dernière place, cette cinquième ronde face à la très forte équipe du Lille Université Club nous donne des raisons d’espérer.
Car certaines prestations des membres de l’échiquier du lac furent plus que méritoire.
Plusieurs membres habituels s’étant désistés, la diffusion de la composition de l’équipe aux joueurs concernés a été retardée. La préparation habituelle s’en est donc trouvée écourtée ce qui a pu réduire nos chances (et hop ! Une petite excuse en passant…)
Heureusement Mokhtar a fait son retour au club après quelques années dans l’Est et nous avons bénéficié (c’est le terme qui convient, comme vous pourrez bientôt le constater) de l’arrivée de Logan.
Si vous nous suivez depuis quelques années, vous savez qu’à la suite d’une déception, c’est le président qui choisit le restaurant. Il en informa le capitaine d’un courriel comportant le lien vers le site de l’établissement et l’adresse de celui-ci.
Benoît, impatient de découvrir les plats proposés, clique immédiatement sur le lien du site internet de l’établissement et ne le lit pas le message jusqu’au bout (nous en reparlerons plus tard).
Le jour J, Mokhtar puis Géraldine puis Olivier B. eurent les honneurs de la luxueuse limousine de Benoît alors que Logan et Christian durent se contenter de la voiturette du président. Quant à Alain V. il était arrivé la veille en éclaireur et en bonne compagnie.
Tandis que la voiturette du président filait au maximum de ses maigres possibilités sur l’autoroute, la luxueuse limousine du capitaine musardait dans la plaine de France. Les passagers purent ainsi s’interroger : que faisait donc cette grande aigrette seule dans ce champs à proximité de la route ? (il est fort possible que cette énigme tortura l’esprit de certains nuisant ainsi à leur concentration lors de la rencontre – nouvelle petite excuse en passant).
Prévoyant, Alain V. avait interrogé Alain K. sur le temps nécessaire à se transporter du restaurant choisi à la salle de jeu. À la réponse reçue (dix-sept minutes) il décida de stationner son véhicule à proximité du lieu de la rencontre et de se rendre à pied au restaurant. Ce n’est qu’après une vingtaine de minutes, constatant qu’il n’avait parcouru qu’environ un quart de la distance qu’il comprit que la réponse obtenue s’entendait en voiture.
La luxueuse limousine eu la chance miraculeuse de trouver une place de stationnement dans une rue du Vieux Lille à quelques dizaines de mètres de l’adresse lue sur le site internet (vous pouvez constater par vous-même en cliquant sur le lien ci-dessus que l’adresse y figure en gros caractères). Mais les autres membres de l’équipe n’étaient pas visibles. Benoit se saisit donc de son téléphone pour contacter le président. C’est ainsi qu’il apprit que l’estaminet comportait plusieurs sites et que l’adresse avait été donnée dans le courriel trop rapidement lu.
Fort heureusement les deux sites n’étaient distant que de quelques centaines de mètres.
Diverses spécialités locales furent consommées, celles en exception du dry january le furent avec modération.
Alain V. put ensuite constater que le trajet entre le restaurant et la salle de jeu durait effectivement environ dix-sept minutes.
Nous savions que nous risquions de rencontrer un adversaire très costaud. Nous ne fûmes donc pas surpris à la lecture de la feuille de match : la moyenne Elo adverse était plus élevée que le classement de notre meilleur joueur. (cela pourrait peut-être compter pour une demi-excuse ?)
Comme l’avant match a duré aussi longtemps que le match lui-même je serais assez bref, et pour ne pas me répéter : la moitié d’entre nous rencontrait un adversaire ayant plus de deux cents points Elo de plus que lui et l’autre moitié affrontait un joueur ayant plus de trois cents points Elo d’avantage.
Ainsi, comme je le disais en introduction les résistances de Géraldine, Mokhtar, Alain K, Alain V, Benoît et Olivier (dans l’ordre de l’occurrence des résultats) furent méritoires, Benoît ayant même eu l’occasion (manquée, hélas !) de mater son adversaire.
Les exploits vinrent des benjamin et vétéran de l’équipe.
Pour son baptême du feu avec l’échiquier du lac, Logan montra maîtrise et confiance. Malgré les pièces noires, il ne fut jamais inquiété, c’est même lui qui obligea son adversaire à la précision pour éviter de tomber en désavantage. Le partage du point fut le résultat logique d’une partie équilibrée du premier au dernier coup.
Christian est un magicien. Ou bien a-t-il caché un pot de peinture noire dans sa poche ?
Jugez par vous-même :
position après le 30e coup des noirs. Le centre de pions blancs est menaçant.
position 10 coups plus tard. Qui a repeint les pions centraux ?
Vigilant, Christian a déjoué les quelques pièges tendus et remporté une nouvelle brillante victoire.
Bravo champion !
Nous avons donc encore des raisons d’espérer. Le maintien en N2 n’est pas encore du domaine du rêve.


